Comment se protéger des fake news ?

Également nommés intox ou infox, les fake news (fausses informations) sont en plein essor au point de créer un véritable bouleversement au sein de la société. Diffusées par n’importe quel moyen de communication (site internet, réseaux sociaux, journaux, sites parodiques, groupe privé…), elles se rapportent à des personnalités ou des actualités. L’intention des créateurs est de tromper ou de manipuler l’opinion publique. Avec la quantité d’informations disponible sur les différents canaux, il n’est pas toujours aisé de faire la distinction entre une vraie et une fausse information. Comment se protéger des fake news ? Voici quelques conseils pour être à l’abri des informations erronées et mensongères.

Examiner les éléments essentiels

L’objectif principal des actualités erronées est d’inciter les lecteurs à prendre connaissance de l’information. Dans ce contexte, il convient d’étudier quelques éléments importants. Il peut s’agir du titre, de la structure de la plateforme, de la date de publication, etc. Outre ces démarches, il existe des outils qui permettent aux entreprises de mieux gérer et de certifier les contenus. Cela permet aux équipes de communication de s’assurer de ne pas être influencé par une fake news pouvant compromettre la réputation des sociétés. 

Le titre

En général, le titre des fake news est rédigé en majuscules et peut prendre en compte des formulations sensationnelles ou des points d’exclamation. Il est conseillé de se méfier lorsque vous êtes face à des titres trop aguichants. Toutefois, l’idéal serait de lire intégralement l’article pour être rassuré sur la véracité de l’information. Vous pouvez également vous rendre sur des sites d’informations fiables pour vous assurer que les données relayées sont fondées.

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La composition du site

Pour être mieux éclairé sur la fiabilité des renseignements, il importe aussi d’analyser la plateforme sur laquelle l’article a été publié. Vous pouvez par exemple vous référer à la mise en page du site. D’un autre côté, les images des fake news présentent des erreurs lors du montage. Ces erreurs témoignent d’une information non vérifiée. En réalité, les photos ne sont pas souvent en concordance avec l’information à laquelle elles sont reliées. De même, elles peuvent entièrement dénaturer le contenu de l’information afin d’influencer ou de tromper les internautes.

La date de publication

Pour repérer les fake news, il est possible de consulter la date de création de l’article. Parfois, les anciennes publications sont réactualisées par les auteurs des fake news. Bien qu’un article soit rédigé et diffusé avec de meilleures intentions, il peut rapidement devenir obsolète. Ceci lorsque sa date de publication est de quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Il est alors conseillé de consulter uniquement les informations récentes ou de s’assurer qu’il n’existe aucune modification depuis la diffusion de l’article. 

Vérifier la provenance de l’information

Avant de valider le contenu d’un article, vous devez vous renseigner sur son auteur. De façon générale, l’auteur mentionne son nom à la fin de l’article de journal ou de celle de la publication effectuée sur les réseaux sociaux. À l’heure actuelle, une information non certifiée peut être partagée ou diffusée sur les canaux de communication en un temps record. Les créateurs sont entièrement conscients du danger des fake news et souhaitent en tirer parti.

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Face à cette situation, il importe de veiller à la fiabilité de l’auteur de l’information. S’il s’agit d’un réseau social, vous pouvez par exemple rechercher des informations sur le temps écoulé depuis la création du compte. Dans le cadre d’un compte récemment créé ayant un faible nombre d’amis ou d’abonnés, il peut s’agir d’une nouvelle mensongère. La présence d’un badge de certification bleu est aussi importante.

Par contre, lorsque l’information est issue d’un site internet, il faut porter une attention particulière sur l’URL. Certaines informations fausses sont créées sur des plateformes semblables à celles des médias crédibles. La seule dissemblance est parfois une double lettre, un trait d’union ou une terminaison. Par exemple (. com) ou (. fr) pour une information certifiée et (.net) pour une nouvelle erronée.

Éviter de relayer tout type d’information

Bien qu’elle semble importante après consultation, il est nécessaire de ne pas partager immédiatement une information. En plus des auteurs, les personnes qui relaient de mauvaises informations participent également à améliorer son pouvoir d’influence.

D’ailleurs, les créateurs de fake news insistent pour que les lecteurs diffusent l’actualité auprès de leur entourage. Ces types d’informations peuvent être liés à des questions d’ordre politique, social, sanitaire dans le but d’influencer l’opinion publique. Dans certains cas, elles deviennent un instrument de manipulation. Outre l’impact possible sur les entreprises, les fake news représentent aussi une menace pour les personnages publics, les gouvernements et les institutions.

De ce fait, l’État a instauré depuis 2018 une loi qui permet d’agir contre la propagation des fake news. Également appelée « loi infox » ou « loi fake news », elle permet de lutter contre les tentatives intentionnelles de désinformation ou de manipulation.

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