L'économie sociale et solidaire / Origines
Dans la deuxième partie du XIXème siècle, des organisations ont été créées par la nécessité de trouver des réponses collectives et solidaires aux besoins de leurs membres : approvisionnement, financement, création d'emplois et développement d'activités dans certains domaines et dans des zones en progression : santé, protection des personnes et des biens…
Fidèles à leurs principes, ces organisations se sont progressivement ouvertes à de nouveaux besoins de la société qui n’étaient pas couverts, tout en conservant leur esprit mutualiste et de solidarité : logement, lutte contre les inégalités, insertion sociale, aide aux personnes âgées et handicapées, commerce équitable, développement durable…
Une charte de l’économie sociale existe depuis 1980, elle repose sur 3 grands principes :
- Ce sont des sociétés de personnes et non de capitaux
- Chaque adhérent, sociétaire ou coopérateur dispose d’une voix dans les instances de décision
- Le but de l'action n’est pas le profit
Les entreprises et organisations de l'ESS se sont structurées en réseaux et regroupements sectoriels (familles) qui ont, bien souvent, leurs déclinaisons aux différents échelons territoriaux : national, régional, départemental, local (pays, commune, communauté de communes)
Chaque « famille » dispose d'une tête de réseau, ayant vocation à représenter l'ensemble des acteurs du domaine :
- La Mutualité Française pour les mutuelles santé (aujourd'hui la FNMF),
- Le Groupement des Entreprises Mutuelles d'assurance (GEMA)
- Le Groupement National de la Coopération, pour les coopératives (GNC devenu coop.fr),
- La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA), pour les associations.
Ces « familles » se sont regroupées au sein du Conseil des Entreprises, employeurs et groupements de l'Economie Sociale (CEGES) qui a vocation à représenter et à défendre l’économie sociale et solidaire au niveau national.